Ouagadougou, vendredi 16 janvier 2026
À dix mois de l’ouverture de la 18ᵉ édition du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (#SIAO), prévue du 30 octobre au 8 novembre 2026, il convient de rappeler les grandes lignes de l’éditions précédentes qui a confirmé le statut du SIAO comme première vitrine de l’artisanat africain.
La 17ᵉ édition du SIAO, tenue du 25 octobre au 3 novembre 2024, a confirmé l’envergure internationale du plus grand salon d’artisanat du continent. Placé sous le thème « Artisanat africain, entrepreneuriat des jeunes et autonomisation », cet événement a attiré plus de 4 000 exposants venus d’une trentaine de pays, près de 350 000 visiteurs et une cinquantaine d’acheteurs professionnels.
Le choix de ce thème n’était pas anodin : il visait à placer l’artisanat au cœur de la création d’emplois pour la jeunesse africaine et à en faire un levier de transformation économique. Le Chef de l’État burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a souligné dans son allocution d’ouverture que l’artisanat devait être un facteur de développement structurel capable de stimuler les échanges intra-africains et de renforcer les économies locales.
Durant ces dix jours de salon, les exposants ont rivalisé de créativité dans des secteurs aussi divers que la sculpture, le textile, la bijouterie ou la vannerie, tandis que des ateliers, conférences et rencontres d’affaires ont favorisé les échanges entre artisans et acheteurs internationaux. À la cérémonie de clôture, plusieurs artisans ont été récompensés pour leur excellence, avec le Grand Prix du Président du Faso attribué au Mali, suivi du Niger et du Burkina Faso, pays hôte.
Alors que l’édition 2026 s’annonce sous le thème « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? », les organisateurs souhaitent renforcer les chaînes de valeur artisanales, encourager l’intégration de technologies appropriées et offrir aux créateurs africains des plateformes d’exportation plus solides. Ce rendez-vous, fidèle à sa vocation biennale, demeure plus que jamais une vitrine de l’excellence artisanale africaine et une tribune pour la reconnaissance professionnelle des artisans sur la scène mondiale.





