Ouagadougou, janvier 2026
Dans son exposé sur la situation de la Nation à l’ALT, le Chef du Gouvernement Son Excellence Monsieur le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO a mis en lumière les avancées majeures enregistrées en 2025 dans les secteurs stratégique des mines et de l’industrie, piliers centraux de la souveraineté économique prônée par les autorités de la Transition
En 2025, le secteur minier burkinabè a connu des performances remarquables. La production aurifère nationale a dépassé 94 tonnes, dont près de 43 tonnes issues de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée, traduisant l’importance du secteur dans l’économie nationale. Ces performances ont généré plus de 776 milliards de FCFA de recettes budgétaires, tandis que le Fonds minier de développement a été abondé à hauteur de plus de 85 milliards de FCFA. Par ailleurs, la lutte renforcée contre la fraude et l’exploitation illicite a permis de sécuriser plus de 100 milliards de FCFA de recettes supplémentaires, renforçant ainsi la contribution effective du secteur aux finances publiques.

Dans la dynamique de reprise en main nationale, la Société de Participation Minière du Burkina (SOPAMIB) s’impose désormais comme un acteur central. L’État lui a cédé onze actifs miniers stratégiques, dont Perkoa, Inata, Kiéré, Kalsaka, Tambao et Taparko, en vue de leur relance et d’une meilleure captation de la valeur ajoutée par l’État burkinabè.À cela s’ajoute la mise en service de 34 carrières industrielles, principalement dans l’exploitation du granite, du tuf et des calcaires dolomitiques, contribuant à la diversification de la production minérale et au développement des matériaux locaux.
Une offensive industrielle structurante
Sur le front industriel, l’année 2025 a été marquée par une offensive industrielle d’envergure, matérialisée par l’inauguration de 11 nouvelles unités industrielles. Parmi les principales figurent SN-BRAFASO, Burkina Cajou, SOFACOB pour la production de coton hydrophile, ainsi que FASO GUULGO et FASO KOSSAM. Dans la même dynamique, quatre parcs industriels thématiques ont été mis en place, dédiés notamment au textile, aux cuirs et peaux, à l’anacarde et au karité, afin de stimuler la transformation locale des matières premières. Ces investissements, estimés à plus de 66 milliards de FCFA, ont permis la création de plus de 660 emplois permanents, renforçant ainsi l’impact social et économique de la politique industrielle nationale.
Pour l’année 2026, les autorités annoncent une phase de consolidation et d’innovation industrielle, avec l’opérationnalisation attendue de projets structurants tels que le complexe industriel ferroviaire intégré FASO RAILS, l’unité textile TEXFORCES et la société d’État FASO-YAAR. À travers ces réformes et investissements, le Burkina Faso affiche une volonté claire : transformer localement ses ressources, renforcer la participation de l’État dans les secteurs stratégiques et faire des industries et des mines de véritables leviers de souveraineté économique et de création d’emplois durables.




