(Ouagadougou, 12 décembre 2025)
La douceur du miel a donné le ton, ce vendredi 12 décembre, à l’ouverture officielle de la 4ᵉ édition du Salon national du Miel (SANAM), un événement devenu incontournable pour tous les acteurs de la filière apicole du Burkina Faso. Jusqu’au 14 décembre, producteurs, transformateurs, chercheurs et partenaires techniques et financiers se retrouvent dans la capitale pour valoriser un secteur en plein essor et réfléchir à son rôle dans l’Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025.

C’est au nom du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem PODA, que le Secrétaire général Alassane Ouédraogo a procédé à l’ouverture du Salon. Dans son discours, il a salué « l’engagement constant des apiculteurs et de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur », rappelant que la filière connaît aujourd’hui une dynamique remarquable. Selon les données officielles du ministère en charge des ressources animales, le Burkina Faso compte plus de 16 000 apiculteurs, et l’activité génère plus de 3 milliards de FCFA chaque année. Un poids économique non négligeable qui montre que le miel burkinabè n’est pas seulement un produit de consommation courante, mais un véritable levier de création de richesse et de résilience économique.
Placée sous le thème : « Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025 au Burkina Faso : quelle contribution de la filière apicole à l’atteinte des objectifs ? », cette édition veut démontrer que l’apiculture peut jouer un rôle stratégique dans la transformation du monde rural. Le Secrétaire général a d’ailleurs rappelé que l’Offensive agropastorale et halieutique vise une mobilisation globale de toutes les filières productives. L’apiculture, avec son potentiel de revenus rapides, sa contribution à la biodiversité et sa capacité à créer des emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, figure parmi les filières les plus prometteuses.
Trois jours pour exposer, apprendre et connecter
Organisé par les organisations professionnelles apicoles, en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso, le SANAM 2025 accueille plusieurs dizaines d’exposants venus des différentes régions du pays. Pendant trois jours, le Salon sera rythmé par :
- des expositions-ventes de miel, de cire, de pollen et d’autres produits de la ruche ;
- des panels thématiques animés par des experts nationaux et internationaux ;
- des rencontres B2B, favorisant les échanges entre producteurs, acheteurs et investisseurs ;
- des discussions autour des innovations, des normes de qualité et des opportunités d’exportation.
Un programme dense qui répond aux besoins d’une filière en quête de structuration, de formation et de reconnaissance sur les marchés régionaux et internationaux. Avant de déclarer le Salon ouvert, Alassane Ouédraogo a lancé un appel fort :« faire du miel du Burkina Faso un label compétitif», capable de rivaliser avec les meilleurs produits du continent.
Il a invité les apiculteurs, les organisations professionnelles et tous les acteurs du secteur à « rester mobilisés et engagés » pour améliorer la qualité, renforcer la transformation locale et consolider les circuits de commercialisation.




